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Le métier d'intégrateur web

Le rôle de l'intégrateur web

Également appelé développeur front-end ou intégrateur HTML, l'intégrateur web traduit les projets des équipes graphiques, c'est-à-dire les maquettes, en langage informatique (HTML 5, XHTML, CSS). Il donne ainsi vie aux sites web en respectant les normes et les standards en vigueur, notamment ceux du W3C (le World Wide Web Consortium). L'intégrateur web occupe de ce fait un poste central au sein d'une équipe technique et travaille en lien étroit avec la création, le webmaster, les développeurs, les chefs de projets et le responsable éditorial.

Les missions de l'intégrateur web

Pour bien comprendre le champ d'intervention d'un intégrateur web, il faut avoir en tête la chaîne de production d'un site internet. En amont, celui-ci se construit sous forme d'un squelette « fil de fer », appelé wireframe, établi à partir d'un cahier des charges défini avec le client. Ce croquis permet de créer l'arborescence du site et d'organiser au mieux les informations qui doivent y figurer, afin d'obtenir un résultat cohérent et en adéquation avec le public visé. À partir de ce squelette, le web designer réalise une maquette graphique à l'aide d'un logiciel type Photoshop, Indesign ou Sketch. Certaines contraintes visuelles peuvent l'amener à modifier quelques aspects du wireframe, mais il le respecte au plus près et produit en fin de compte plusieurs maquettes correspondant aux pages principales (Accueil, Article, Rubrique, etc.) du site concerné. Ces étapes sont essentielles, car elles permettent de vérifier auprès des clients tous les éléments (mise en page, circulation, couleurs, typos utilisées, etc.) avant de lancer le développement proprement dit du site.

Une fois tous ces choix validés, l'intégrateur web entre en scène. Son premier travail va être de découper, sur Photoshop, la maquette pour lui donner la structure d'une page HTML (HTML5 ou XHTML) avec tous ses ensembles et sous-ensembles (header, footer, body, div, etc.). En n'oubliant pas que celle-ci doit pouvoir s'adapter aussi bien sur un ordinateur que sur un smartphone ou une tablette (responsive design). Le moindre pixel compte donc dans les dimensions de la maquette et de la page à concevoir. Le développeur front-end habille ensuite cette dernière avec le CSS3, des feuilles de style qui permettent d'intégrer la plupart des éléments visuels (couleurs, typos, photos...) et d'en créer d'autres comme des boutons. Pour enrichir le rendu avec des effets spéciaux comme des animations, il peut être amené à utiliser JavaScript, Ajax ou JQuery en complément. Le résultat de ce premier travail est appelé maquette fonctionnelle. Même si elle est constituée de contenu factice, elle est lisible sur tous les navigateurs web (Chrome, Internet Explorer, Safari, Firefox, etc.), ce qui permet de tester sa compatibilité avec ceux-ci, son gabarit, son adaptabilité sur tous les supports et ses fonctionnalités. Une fois, le tout validé par le client, l'intégrateur web récupère les contenus auprès des équipes éditoriales et créatives pour les injecter dans le site. À ce stade, la maquette est couplée, souvent par l'intégrateur lui-même, à un CMS (Content Manager System), propre à l'entreprise cliente ou open source (en libre accès et partagé sur le web) comme WordPress ®, Drupal ® ou Joomla ®. Ce système permet d'éditer ou de supprimer directement du contenu sur le site selon des processus établis par le développeur. De plus, ces plateformes sont reliées à des bases de données afin de pouvoir manipuler images, textes, vidéos, podcasts... et les stocker, de manière sécurisée, sans modifier le code du site.

Le marché de l'emploi

Des milliers de sites internet sont créés chaque jour, ce qui signifie que le métier d'intégrateur web est en plein essor. Toutefois, avec l'évolution des technologies et la maturité croissante du secteur, ses fonctions connaissent une mutation sensible avec une nécessité de polyvalence accrue. Ainsi, devenant peu à peu de véritables développeurs, les intégrateurs web doivent de plus en plus savoir maîtriser au moins les bases des langages Ajax, JavaScript et JQuery pour apporter des solutions efficaces aux besoins de fonctionnalités croissants des sites. Les bons développeurs front-end, capables d'être force de propositions dans ce domaine, sont ainsi très recherchés aujourd'hui, avec des salaires en hausse ces dernières années.

Les 10 compétences requises d'un intégrateur web

La première qualité est bien évidemment sa polyvalence et sa capacité à s'adapter à divers cas de figure. Voici les 10 compétences clés d'un intégrateur web : 1 – Savoir parfaitement découper une maquette graphique par le biais de Photoshop et définir les contraintes techniques liées aux projets. 2 - Produire un code propre et réutilisable. Ne serait-ce que pour être capable de faire évoluer le site par la suite ! L'intégrateur web intervient en effet de plus en plus en aval, lors d'une refonte par exemple. 3 - Maîtriser les langages dédiés au web : HTML (XHTML et HTLM5) et CSS3 en premier, mais aussi PHP, MSQL ou SQL (pour les bases de données), JavaScript, JQuery et Ajax pour les animations. Avec une mention supplémentaire pour ceux qui connaissent Saas, Less (langages CSS), et Bootstrap (bibliothèque d'outils). 4 – Livrer un site qui reste identique, quels que soient les navigateurs, certains comme I nternet Explorer ou Firefox ayant parfois tendance à interpréter différemment le code rédigé. Il est donc essentiel de faire des tests et d'apporter des correctifs si nécessaire pour pallier les erreurs.. 5 – Créer une structure de site « responsive », c'est-à-dire adaptée à tous les supports, ou en parallèle du desktop (ordinateur), des versions additionnelles pour les tablettes et les smartphones. 6 – Délivrer un code « SEO Friendly », optimisé pour être parcouru aisément par les moteurs de recherche en utilisant des protocoles permettant de décrire au mieux le contenu du site. 7 – S'assurer que tout le contenu est accessible aux personnes handicapées, notamment aux non voyants en respectant la séparation de la partie visuelle (CSS) du reste du site (HTML). 8 – Connaître au moins un CMS open source, le plus courant étant WordPress® 9 – Réaliser une veille sur son secteur pour être au courant de toutes les évolutions techniques et des nouvelles tendances en matière de programmation et de web design. 10 – Être autonome et savoir travailler avec l'équipe dont il est le pivot, du wireframer au responsable éditorial, en passant par l'UX designer et le chef de projet fonctionnel.

Formation d'un intégrateur web

Comme dans beaucoup de métiers sur internet, il y a un grand nombre d'autodidactes parmi les intégrateurs web et une forte proportion de free-lance. Aujourd'hui, il existe deux filières principales après la maturité :

  • préparer un brevet fédéral du secteur informatique ou multimédia, éventuellement complété par un bachelor métiers du numérique ou obtenir un diplôme ou un certificat d'une école spécialisée qui prépare en quelques mois à ce métier. Il y a de nombreux établissements à Genève, Lausanne ou Fribourg notamment, qui proposent des formations en cours du soir ou en cycles de quelques mois à deux ans à temps plein.
  • Il existe également des MOOC très bien faits sur internet, mais il faut être très motivé pour parvenir à se former tout seul d'autant qu'il s'agit de maîtriser en même temps plusieurs langages informatiques et des logiciels de graphisme.

Lors de l'entretien d'embauche

L'intégrateur web, lors d'un entretien d'embauche, doit démontrer sa capacité d'adaptation sur plusieurs projets d'une part, et d'autre part, sa souplesse au niveau technique pour proposer des solutions viables à des problèmes de fonctionnalités. S'il possède déjà un certain nombre de réalisations à son actif, l'idéal est de les présenter. Dans le cas contraire, il peut s'entraîner à réaliser des maquettes fonctionnelles en local (via des serveurs Apache / MSQL) pour témoigner de sa créativité. Lors de l'entretien, il aura également à cœur de bien écouter son interlocuteur pour rebondir sur ses besoins, car c'est l'une des premières choses qu'on demande à un développeur front-end.

Évolution/Perspectives d'un intégrateur web

S'il y a un métier en perpétuelle évolution, c'est bien celui-ci ! L'intégrateur web doit toujours prévenir les tendances, tester les nouvelles fonctionnalités, proposer des solutions innovantes. De ce fait, il peut travailler sur des supports différents, des applications comme des sites, mais aussi s'orienter vers plus de développement ou de graphisme selon son appétence pour ces derniers.

Salaire d'un intégrateur web

Un intégrateur web junior peut prétendre en moyenne à 72 000 CHF selon son expérience et un senior, 124 000 CHF environ.